UOH - Psychométrie et Statistique en L1 - Échelles de mesure
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Échelles de mesure Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Écrit par Stéphane Vautier   
Index de l'article
1. La représentation des relations empiriques entre objets
2. Échelle nominale et classification
3. Échelle ordinale et hiérarchisation
4. Échelle d'intervalle et distance entre deux scores
5. Échelle de ratio ou proportionnelle
 

 

   

 

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4. Échelle d'intervalle et distances entre deux scores

Tandis que les données nominales ou ordinales sont des données qualitatives, les données échelonnées sur une échelle d'intervalle sont des données quantitatives (Stevens, 1946). Les scores sur une échelle d'intervalle permettent de déterminer la distance entre deux scores, qui représente une variation sur une grandeur. On peut alors définir une unité de mesure conventionnelle à laquelle on peut rapporter une variation définie expérimentalement. L'origine (le point zéro) d'une échelle d'intervalle ne représente rien de particulier par rapport à la grandeur sur laquelle on mesure les variations.

Par exemple, la distance entre le degré 20 et le degré 22 d'une échelle de température, qui correspond à la dilatation du mercure dans le thermomètre lorsque l'air ambiant passe d'un certain état thermodynamique à un autre, représente une variation de température (grandeur). Cette variation serait identique à la variation de température que représente la distance entre le degré 12 et le degré 14 de la même échelle et, plus généralement, à toute variation associée à une distance de deux degrés. Bien entendu, il faudrait pour être complet préciser comment on peut définir l'identité de deux variations, indépendamment des distances mesurées sur le thermomètre.

En Psychologie, les scores auxquels on attribue le statut de "mesures d'intervalles" ne correspondent pas nécessairement à des grandeurs expérimentales. Par exemple, les scores de QI, associés aux profils de performance observables avec ce que l'on appelle des tests d'intelligence, sont considérés comme des mesures d'intervalle par convention. Un argument parfois avancé est que ces scores se distribuent conformément à une loi normale lorsqu'on considère une large population de répondants. Certes, certaines grandeurs mesurables peuvent être associées à des distributions d'allure normale, comme la taille par exemple. Mais il est logiquement incorrect d'en déduire qu'un système de codage numérique pouvant être associé à une distribution d'allure normale est alors un système permettant de mesurer une grandeur, ou, en d'autres termes, une variable quantitative.

En pratique, on attribue le statut de mesure d'intervalle à des codes numériques dès qu'on applique à ces codes numériques les opérations algébriques +, -, x, /. Un exemple très répandu est celui qui consiste à traiter les notes scolaires comme des nombres.



Dernière mise à jour : ( 04-07-2011 )
 
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Citation

La validation de construit entre en jeu dès lors qu'un test est utilisé pour mesurer un certain attribut qui n'a pas de "définition opérationnelle".
Lee J. Cronbach et Paul E. Meehl 
 

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